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Cuisine Traditionnelle Mexicaine… à juste quelques années de la reconnaissance de l’UNESCO

 

 

Avec la perspective que nous offre le temps écoulé, nous avons maintenant des éléments nous permettant de prendre la mesure de ce qui s’est passé à la suite du fait que la cuisine traditionnelle mexicaine ait fait partie de la liste des biens du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité considérés par l’UNESCO. Sans exagération aucune, il est évident que l’impact d’une telle reconnaissance a été remarquable, tant au niveau national que dans le reste du monde.

Comment mesurer cet impact malgré le fait que ce ne sont que quelques années qui sont passées depuis lors ? Lorsque nous fouinons un peu dans l’abondante information quotidienne, au Mexique nous pouvons voir comment l’intérêt pour la cuisine en général et les cuisines locales de chaque coin du pays a augmenté de façon remarquable et a réveillé l’enthousiasme démesuré, parce qu’il est indubitable que dans l’art de manger et de faire la cuisine nous sommes tous des sujets actifs ou passifs.

 

Mais au-delà de la joie et la fierté, ce qui s’est passé à l’UNESCO oblige à une profonde réflexion à propos des habitudes culinaires comme matrice culturelle et axe de développement durable d’un pays, d’une région. Il suffirait seulement de mesurer les répercussions pour savoir que toutes les manières de se nourrir contribuent au bien être, à l’organisation et à la santé d’une société pour que tous, à commencer par les gouvernements, nous nous attelions à préserver ce valeureux patrimoine. Il faut aussi souligner que la gastronomie bien protégée et promue possède une valeur ajoutée : elle constitue un puissant attrait pour le tourisme de qualité et avec lui s’ajoute un autre multiplicateur important pour la création de la richesse.

Ce qui est sûr c’est que, pour une raison ou une autre – toutes sont valides-, après que le Mexique a présenté sa candidature devant l’UNESCO, d’autres pays en ont fait de même, cherchant à faire ce pas transcendantal en vue de conférer à leur culture culinaire la valeur patrimoniale pour les mettre sous le regard d’une convention de cet organisme international à portée juridique. C’est ainsi, qu’au jour d’aujourd’hui, à part la cuisine traditionnelle mexicaine, considérée comme un système total et englobant, qui regroupe les aspects symboliques et pratiques implicites dans l’élaboration des aliments, mais aussi ceux qui en sont liés à la production en rapport avec le milieu naturel et le phénomène de durabilité, d’autres pays ont aussi inscrit quelques biens liés aux arts culinaires. Tel est le cas des protocoles de table des français, la diète méditerranéenne et ses produits phare ou de la nomination récente de la Cuisine Washoku du Japon, en référence à un type déterminé de tradition culinaire pour célébrer le nouvel an.

La grande différence entre les biens du patrimoine culturel immatériel, liés à la cuisine, et le cas du Mexique, consiste dans le fait que notre pays a construit un échafaudage théorique sur la base des critères anthropologiques, historiques et des sciences naturelles et sociales qui ont permis de discerner le véritable caractère patrimoniale de sa culture culinaire vue comme un tout.

A cela nous devons le fait que, dans une bonne mesure, maintenant les cuisines soient vues comme une richesse nécessairement sujette à des mesures, au sauvetage, à la sauvegarde et à la promotion, en plus d’être considérée comme un véritable talisman chargé de promesses positives dans tout le sens pour ses détenteurs. C’est cette circonstance qui a favorisé la tournure de la plus grande importance pour les pays qui apprécient leur gastronomie, non seulement à cause de l’orgueil et de l’auto estime, mais parce qu’en elle réside le futur de leur système alimentaire, en un mot, de leur survie.

Ces pays là qui historiquement ont valorisé au maximum leurs cuisines, doivent dans tous les cas savoir les promouvoir et les transformer en un véritable levier de développement. Il est arrivé avec les cuisines traditionnelles, qui dans beaucoup de cas sont restées recouvert d’un voile de modestie à tel point qu’il a été nécessaire que des voix depuis l’extérieur proclament leurs mérites,  représentent la véritable racine de la culture culinaire d’un peuple. Ce sont elles l’élément fondamental, celui qui reste et celui qui donne lieu à tout ce que nous considérons comme de grandes cuisines, incluant celles qui sont à la mode mais qui à la fin, sont passagères.

La cuisine traditionnelle mexicaine a montré la direction et maintenant il nous incombe à tous de la suivre en la développant et l’exaltant, comme nous le demande l’UNESCO.

Gloria Lopez Morales, Larousse de la Cocina Mexicana, 3a ed.

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